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Action des femmes de Kananga: bientôt des biscuits et des jus artisanaux

"La production agricole protégeant le milieu garantit les ressources de nos générations futures." M-Bernadette Zubatse 

 

 

 

Landbouw AFEDR 3

Par ce projet, le Centre Bamamu Tabulukayi (CBMT) va donc accompagner 48 organisations féminines (OF) en apprentissage de la transformation des produits vivriers. Ainsi, des femmes tabulukayi feront évoluer leurs productions agricoles, de l’économie de subsistance vers l’économie de marché.



La pratique agroécologique: une expérience réussie

Champ de nibA Bunkonde (Kasayi Occidental), le panier est rempli de vivres frais grâce à la pratique de l’agro-écologie. Cela est dû au projet précédent, appuyé par la FONCABA, qui a permis aux membres des OF-CBMT et de l’Action des Femmes Engagées pour le Développement Rural (AFEDR) de maîtriser les techniques de production agro-écologique des aliments de base. 


Champ de masLe rendement de la production du niébé, est passé de 400 kg à 1500 kg à l’hectare. Celui du
maïs est passé de 300 kg à 2000 kg. Quant à l’arachide, il est passé de 200 kg à 1000 kg. 
624 familles paysannes accompagnées par les deux partenaires ont désormais la sécurité alimentaire. Elles disposent ces vivres en permanence. De plus, ces familles ont appris à gérer leur stock de nourriture tout le long de l’année. 


 

Banque de céréales: un succès du CBMT

Banque de crales 1De fait à Kananga, le CBMT a aidé ses groupes de femmes dans la conservation de leurs récoltes, en mettant en marche une banque des céréales (BC). La BC se trouve dans l’enceinte du CBMT. Elle est constituée par des containers d’une capacité de 30 fûts chacun. La pratique de la conservation a commencé avec du maïs de consommation et des semences de maïs pour les saisons culturales suivantes. La conservation des graines de maïs en fûts a l’avantage de les faire tenir jusqu’à deux ans, sans être avariées. Des femmes tabulukayi sont devenues des expertes en pratique de cette technologie appropriée.



La transformation des produits agricoles

Au cours des projets précédents, la FONCABA a appuyé des initiations de transformation ainsi que la mise en pratique des apprentissages en technologies appropriées réalisées au cours des Fabrication de jusvisites d’échanges des femmes tabulukayi chez des mamans REFEKI à Kikwit.

La transformation valorise la consommation des produits locaux et améliore les revenus des femmes. 
L’OF Disangayi du CBMT à Kananga II, constitué de quinze bamamu, a déjà une expérience de fabrication du jus d’ananas. Elle a appris cette technologie appropriée au CBMT avec l’appui de la FONCABA. Avec environ 300 femmes CBMT, cette OF a en même temps expérimenté des techniques de commercialisation. Ainsi dans des quartiers de Kananga, des femmes pratiquent des activités génératrices de revenus d’achat et vente des produits de première nécessité. La transformation des produits vivriers locaux mérite donc d’être développée à une échelle plus large.




Former pour élargir la palette des revenus

Maken van zeep 4Le pouvoir d’achat des familles de Kananga diminue tout le temps. Le CBMT continue à chercher des solutions pour venir en aide aux femmes des quartiers pauvres. Ce projet aidera à capitaliser des connaissances déjà acquises. On utilisera les expériences réussies. Ainsi par exemple, on va démultiplier l’expérience de transformation des fruits par l’OF Disangayi du CBMT. Ce projet va donc former les mamans membres des OF en transformation des fruits : l’ananas et les noix de palme. D’une part, elles fabriqueront du jus d’ananas et d’autre part du savon. De plus, des femmes 
apprendront à transformer du maïs et du niébé. L’apprentissage par la pratique permettra de produire des biscuits destinés à la vente. En définitive, la transformation des produits vivriers locaux élargira la gamme des sources de revenus des femmes tabulukayi.



Produire 
et consommer sur place protège l’environnement

Au-delà de la simple production, les fabrications artisanales de biscuits et des jus de fruits valorisent les produits locaux. Les bamamu tabulukayi valorisent ainsi la consommation des produits locaux du terroir par la population. C’est une petite pierre mise à l’édifice de la protection de l’environnement. 

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